Sauvegarde des espèces aquatiques en péril

Années

2025–2028

Bassin versant

Rivière L’Assomption
Rivière Ouareau

Villes ou municipalités

  • L’Assomption
  • Saint-Paul
  • Saint-Thomas
  • Joliette
  • Notre-Dame-des-Prairies
  • Saint-Charles-Borromée
  • Saint-Ambroise-de-Kildare
  • Notre-Dame-de-Lourdes
  • Sainte-Mélanie
  • Saint-Félix-de-Valois
  • Crabtree
  • Saint-Liguori

Thématiques

Restauration des écosystèmes
Éducation et sensibilisation
Diagnostic écologique


Des actions pour restaurer et préserver les milieux aquatiques!

Ce projet d’envergure vise à protéger plusieurs espèces aquatiques en péril dans le bassin versant de la rivière L’Assomption en s’attaquant directement aux principales menaces qui fragilisent leurs habitats. L’érosion des berges, le ruissellement, l’apport de sédiments, de contaminants et de nutriments contribuent à la dégradation des milieux aquatiques et au déclin de ces espèces sensibles.

Déployé sur trois ans, le projet met en œuvre des actions concrètes et durables sur le terrain, telles que la restauration et l’élargissement des bandes riveraines, la stabilisation des berges, ainsi que l’accompagnement des entreprises agricoles dans l’adoption de pratiques favorables à la qualité de l’eau. Des inventaires et suivis écologiques permettront également de mieux comprendre les habitats et d’orienter les interventions vers les secteurs prioritaires.

Au-delà de la protection des espèces, ce projet contribue à améliorer la qualité de l’eau, à réduire l’érosion et les polluants, et à renforcer la résilience des milieux face aux changements climatiques. Il s’inscrit dans une démarche collective où citoyens, riverains, municipalités et entreprises sont appelés à participer activement à la mise en place de solutions durables pour préserver la biodiversité et la santé des cours d’eau.

Ensemble, ces actions permettent de protéger des écosystèmes essentiels, au bénéfice de toute la communauté et des générations futures.


Objectifs du projet

Pour répondre aux enjeux identifiés sur le territoire, le projet se structure autour de plusieurs objectifs complémentaires visant à protéger les espèces en péril et à améliorer la qualité de leurs habitats.

Protéger les espèces en péril et soutenir le rétablissement de leurs populations.

Atténuer les menaces qui compromettent leur survie et leur reproduction.

Documenter la répartition des moules en péril afin de guider les actions de restauration.

Améliorer et restaurer les habitats aquatiques et riverains essentiels.

Favoriser la sensibilisation et l’engagement des citoyens en matière de conservation.


Espèces visées

Dard de sable

Dard de sable

Ammocrypta pellucida

Statut

  • Fédéral : Menacé
  • Provincial : Menacée

Description

  • Petit poisson élancé mesurant généralement entre 4 et 8 cm.
  • Son corps translucide et sa coloration sableuse lui permettent de se camoufler efficacement dans son environnement.
  • Il possède une rangée de 10 à 14 petites taches vertes et rondes sur les flancs, juste sous la ligne latérale.

Habitat

  • Fréquente des cours d’eau présentant un courant modéré et un substrat composé de sable fin.
  • Évite les milieux où le substrat est colmaté par les sédiments fins.

Écologie

  • Il se déplace peu et passe la majorité de son temps enfoui dans le sable. Seuls ses yeux restent visibles, ce qui lui permet de surveiller ce qui se passe autour de lui tout en restant caché.
  • Se nourrit principalement d’invertébrés benthiques présents dans le substrat.
  • Sa reproduction se déroule majoritairement dans le sable, entre avril et août, où les œufs sont déposés et enfouis.

Importance

  • Excellent indicateur de la qualité des habitats sableux en rivière.

Menaces

  • Les changements climatiques, qui modifient les niveaux d’eau et le débit des rivières.
  • Les barrages et autres aménagements, qui perturbent l’écoulement naturel de l’eau et empêchent les poissons de se déplacer librement.
  • Les espèces envahissantes, comme le gobie à taches noires, qui nuisent aux espèces locales en prenant leur place.
  • Les différentes formes de pollution (agriculture, milieux urbains et industries), qui détériorent la qualité de l’eau et recouvrent de sédiments les zones importantes pour la reproduction des poissons.
  • L’expansion des milieux résidentiels et commerciaux, qui contribue à la dégradation et à la transformation des rives.

Importance

  • Excellent indicateur de la qualité des habitats sableux en rivière.

Fouille-roche gris

Fouille-roche gris

Percina copelandi

Statut

  • Fédéral : Préoccupante
  • Provincial : Vulnérable

Description

  • Petit poisson au corps allongé mesurant généralement entre 5 et 8 cm.
  • Il présente une coloration tachetée qui lui permet de se fondre dans les substrats graveleux.
  • Ses yeux sont situés haut et sa bouche est dirigée vers le bas.

Habitat

  • Vit sur des fonds de gravier, de sable, ou de galets dans des zones à courant modéré à rapide.
  • Il est associé à des eaux généralement bien oxygénées.

Écologie

  • Se nourrit principalement d’insectes aquatiques, comme les larves des éphémères et des moucherons, mais aussi d’algues et de petits débris de plantes.
  • Sa reproduction se fait, de mai à juillet, sur des substrats grossiers où les œufs sont déposés.

Menaces

  • Les activités humaines comme l’agriculture, l’urbanisation et l’industrie, qui entraînent une dégradation de la qualité de l’eau et l’accumulation de particules au fond des rivières.
  • Les infrastructures comme les barrages, qui changent le fonctionnement naturel des cours d’eau, limitent les déplacements des poissons et isolent certaines populations.
  • Les variations du climat, qui influencent les niveaux d’eau et le débit.
  • L’aménagement du territoire pour les secteurs résidentiels et commerciaux, qui altère les rives et les rend plus vulnérables.
  • Les espèces non indigènes, comme le gobie à taches noires, qui perturbent l’équilibre des écosystèmes en compétitionnant avec les espèces locales.

Importance

  • Cette espèce joue un rôle important dans les communautés benthiques et constitue un indicateur de qualité écologique.

Méné d’herbe

Méné d’herbe

Notropis bifrenatus

Statut

  • Fédéral : Préoccupante
  • Provincial : Vulnérable

Description

  • Petit poisson au corps mince, généralement long de 4 à 7 cm.
  • Il présente une bande latérale sombre caractéristique.

Habitat

  • Fréquente les eaux calmes et peu profondes riches en végétation aquatique.
  • Elle dépend fortement de la présence d’herbiers.

Écologie

  • Se nourrit de petits crustacés zooplanctoniques et de larves d’insectes.
  • Sa reproduction est étroitement liée à la végétation aquatique.
  • Les adultes nagent juste au-dessus de la végétation aquatique pour se reproduire. Ils libèrent de petites quantités d’œufs, qui coulent ensuite vers le fond et se fixent sur le substrat.

Menaces

  • La circulation des bateaux, autant pour les loisirs que pour le transport commercial, dont les vagues peuvent endommager et faire disparaître la végétation aquatique.
  • Les barrages et autres aménagements, qui modifient le fonctionnement naturel des cours d’eau et freinent les déplacements des poissons et isolent certaines populations.
  • L’aménagement des rives pour les habitations et les commerces, qui transforme les berges et perturbe les milieux naturels.
  • Les apports de nutriments et de polluants provenant des activités agricoles, urbaines et industrielles, qui favorisent la prolifération d’algues et la disparition des herbiers aquatiques.

Importance

  • Cette espèce est un bon indicateur de la santé des milieux aquatiques végétalisés.

Esturgeon jaune

Esturgeon jaune

Acipenser fulvescens

Statut

  • Fédéral : Non en péril (mais certaines populations à risque)
  • Provincial : Susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable

Description

  • Grand poisson pouvant atteindre plus de 2 mètres de longueur.
  • Il possède un corps allongé recouvert de plaques osseuses et un museau muni de barbillons.

Habitat

  • Fréquente les grandes rivières et les lacs, principalement sur des fonds sableux ou graveleux.

Écologie

  • Il mange un peu de tout : de petits animaux aquatiques, des insectes, des poissons, des vers, ainsi que des plantes.
  • Sa reproduction se déroule sur des substrats rocheux et sa maturité sexuelle est tardive (8 à 32 ans).
  • La femelle ne se reproduit pas chaque année : elle le fait seulement tous les 4 à 10 ans.

Menaces

  • Le braconnage.
  • La présence de barrages limite ses déplacements et fragmente ses habitats.
  • La pollution agricole, urbaine et industrielle.

Importance

  • Cette espèce joue un rôle important dans le recyclage des nutriments et constitue une espèce emblématique des grands cours d’eau.

Anguille d’Amérique

Anguille d’Amérique

Anguilla rostrata

Statut

  • Fédéral : Menacée par le COSEPAC
  • Provincial : Susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable

Description

  • L’anguille d’Amérique possède un corps allongé et serpentiforme.
  • Elle peut atteindre une longueur supérieure à un mètre.

Habitat

  • Cette espèce utilise à la fois les milieux marins et d’eau douce au cours de son cycle de vie. Elle vit dans les eaux douces mais se reproduit en eaux salées.
  • Elle fréquente les rivières, les lacs et les estuaires.

Écologie

  • L’anguille d’Amérique est une espèce opportuniste qui se nourrit d’invertébrés et de poissons.
  • Sa reproduction a lieu dans la mer des Sargasses, suivie d’une migration vers les eaux continentales.
  • Elle se reproduit qu’une seule fois dans sa vie.

Menaces

  • Les barrages et obstacles entravent ses migrations.
  • Les turbines des barrages hydroélectriques sont également une cause importante de mortalité.
  • Les changements océaniques et la pêche contribuent également à son déclin.

Importance

  • Cette espèce joue un rôle clé dans les réseaux trophiques et assure un lien écologique entre milieux marins et dulcicoles.
  • Elle est considérée comme un excellent indicateur de l’intégrité de l’habitat.

Chat-fou des rapides

Chat-fou ou barbotte des rapides

Noturus flavus

Statut

  • Fédéral : Non en péril
  • Provincial : Susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable

Description

  • Le chat-fou des rapides est un petit poisson-chat mesurant généralement entre 15 et 20 cm.
  • Il possède des barbillons et une coloration jaunâtre tachetée.

Habitat

  • Cette espèce fréquente les rivières à courant modéré avec des substrats rocheux ou graveleux.

Écologie

  • Se nourrit principalement d’insectes immatures, mais aussi de mollusques, écrevisses, petits poissons et des plantes.
  • C’est une espèce nocturne.
  • Il dépose ses œufs sous des pierres ou des débris ligneux, ce qui les protège des prédateurs.

Menaces

  • Les changements climatiques causant peu de précipitations et de longues périodes d’étiage.
  • Les infrastructures comme les barrages, qui affectent le régime hydrique et entravent les déplacements.
  • La dégradation des habitats et la sédimentation constituent des menaces importantes.
  • La pollution par les activités urbaines, industrielles et agricoles affecte également la survie de l’espèce.

Importance

  • Cette espèce contribue à l’équilibre des communautés benthiques et sert d’indicateur de la qualité des habitats de fond.

Obovarie olivâtre

Obovarie olivâtre

Obovaria olivaria

Statut

  • Fédéral : En voie de disparition
  • Provincial : Menacée

Description

  • Moule d’eau douce à coquille épaisse de couleur brun-olive.
  • Elle atteint généralement une taille de 3,5 à 10 cm.

Habitat

  • Vit de préférence sur des substrats sableux ou graveleux dans des rivières de taille moyenne à grande.
  • Se trouve à des profondeurs allant de moins de 0,5 à plus de 12 m.

Écologie

  • Se nourrit en filtrant les particules en suspension dans l’eau.
  • Pour se développer, les larves (appelées glochidies) doivent d’abord s’accrocher aux branchies d’un esturgeon jaune avant de pouvoir devenir de jeunes individus.
  • Se déplace lentement au fond grâce à leur pied, un muscle qui leur permet d’avancer petit à petit.

Menaces

  • Les espèces envahissantes, notamment les moules zébrées et quaggas, qui s’attachent aux moules locales et les empêchent de s’alimenter, respirer et se déplacer correctement.
  • Les changements climatiques, notamment des épisodes plus fréquents de sécheresse ou de fortes pluies, ainsi que des changements de température de l’eau durant les périodes actives.
  • Les barrages et autres infrastructures, qui perturbent le débit naturel des cours d’eau et empêchent l’esturgeon jaune de circuler librement.
  • Les apports de contaminants provenant des milieux agricoles, urbains et industriels, qui détériorent la qualité de l’eau.

Importance

  • Cette espèce contribue à améliorer la qualité de l’eau grâce à son activité de filtration.

Priorités d’intervention

Certains endroits ont plus de potentiel que d’autres pour améliorer la santé des rivières et des ruisseaux, même si chaque terrain près de l’eau peut contribuer. Les cours d’eau de la région ont été parcourus afin d’identifier les secteurs où des actions peuvent avoir le plus d’impact.

Les priorités d’intervention permettent d’orienter les efforts vers les endroits les plus sensibles ou les plus dégradés. Toutefois, peu importe le niveau de priorité associé à votre terrain, des actions peuvent être posées et contribuer concrètement à la santé des milieux aquatiques.

Légende de la carte

Priorité élevée
Secteurs nécessitant des interventions prioritaires et rapides.
Priorité modérée
Interventions ciblées recommandées.
Priorité faible
Des actions légères sont possibles et bénéfiques.


Passez à l’action

Et si la protection des espèces aquatiques en péril commençait directement sur votre terrain?

Les milieux aquatiques sont directement influencés par ce qui se passe sur les terrains qui les bordent. Chaque geste posé contribue à améliorer la qualité de l’eau et les habitats essentiels à la survie des espèces.

Qu’il s’agisse de restaurer une bande riveraine, de limiter les sources de pollution ou d’adopter des pratiques plus durables, ces actions font une réelle différence.

Les actions présentées ci-dessous montrent comment chacun peut, à sa façon, contribuer à la santé des cours d’eau. Vous en faites sûrement déjà. Essayez d’en faire un peu plus, à votre rythme!

Découvrez les actions proposées selon votre secteur:

Sur les terrains résidentiels situés à proximité des cours d’eau, plusieurs gestes peuvent être posés pour améliorer la qualité de l’eau et protéger les habitats aquatiques.

Maintenir une bande riveraine naturelle est l’un des gestes les plus importants pour protéger les milieux aquatiques. La bande riveraine correspond à la zone protégée située en bordure des cours d’eau. Elle commence à la ligne des hautes eaux, c’est-à-dire à l’endroit où l’eau atteint généralement le terrain lors de la crue printanière régulière, puis s’étend vers l’intérieur du terrain. Sa largeur est de 10 mètres lorsque le terrain est plat ou en faible pente et de 15 mètres lorsque la rive est plus abrupte ou lorsque le terrain est haut par rapport à l’eau, afin d’assurer une meilleure protection du cours d’eau.

Lorsqu’elle est en bonne santé, cette bande est composée d’arbres, d’arbustes et de plantes herbacées naturelles. Ensemble, ces végétaux jouent plusieurs rôles essentiels : ils stabilisent les sols et limitent l’érosion, filtrent les sédiments et les polluants avant qu’ils n’atteignent le cours d’eau, et offrent un habitat de qualité pour de nombreuses espèces aquatiques et terrestres.

Concrètement, il est recommandé de laisser la végétation naturelle en place ou de la restaurer lorsque la rive est dégarnie. Éviter de tondre la pelouse dans cette zone et limiter l’accès à l’eau à un passage étroit permet aussi de réduire le piétinement et de préserver la stabilité des berges.

La bande riveraine est également encadrée par une réglementation visant à la protéger. Certaines interventions y sont restreintes afin de préserver ses fonctions naturelles. Dans la bande riveraine, il est interdit de modifier le milieu naturel, notamment en y construisant des installations, en y déposant des matériaux, en coupant la végétation ou en modifiant le sol, afin de préserver ses fonctions écologiques. Pour connaître les règles applicables à votre terrain, il est toujours préférable de vous informer auprès de votre municipalité.

Réduire les apports de polluants sur son terrain est plus simple qu’on le pense et peut faire une réelle différence pour la qualité de l’eau. Par exemple, limiter l’utilisation de fertilisants et de pesticides près des cours d’eau aide à éviter que ces produits se retrouvent dans l’eau.

Hors rive, il est aussi possible d’opter pour des alternatives plus naturelles, comme intégrer du trèfle dans la pelouse. Le trèfle nécessite peu d’engrais, reste vert plus longtemps et demande moins d’entretien, tout en gardant une pelouse agréable.

De petits gestes comme éviter de déposer les résidus de tonte ou les feuilles près du cours d’eau contribuent également à réduire les impacts sur les milieux aquatiques. Enfin, un entretien régulier de la fosse septique permet de prévenir les risques de contamination et de protéger la qualité de l’eau.

Gérer l’eau de pluie sur son terrain est une façon simple d’aider les cours d’eau. L’idée est de laisser l’eau s’infiltrer tranquillement dans le sol plutôt que de s’écouler rapidement vers la rivière.

Des gestes faciles peuvent être mis en place, comme installer un baril récupérateur pour arroser le jardin, aménager un petit jardin de pluie ou simplement conserver des zones végétalisées. Ces aménagements demandent peu d’entretien et permettent de mieux gérer l’eau après les pluies.

Le choix des matériaux peut aussi faire une différence. Privilégier des surfaces perméables, comme le gravier ou certains pavés, aide l’eau à pénétrer dans le sol plutôt qu’à ruisseler directement vers le cours d’eau.

De petits gestes au quotidien permettent aussi de protéger les espèces aquatiques. Par exemple, remettre à l’eau rapidement un poisson capturé par erreur aide à préserver les populations.

Lorsque vous êtes dans l’eau, prendre le temps de regarder où vous mettez les pieds peut aussi faire une différence. Certaines espèces, comme les moules d’eau douce, vivent directement au fond et peuvent être facilement écrasées sans qu’on s’en rende compte. Il est interdit de les capturer ou de les déplacer.

Ces gestes simples demandent peu d’effort, mais contribuent à préserver des espèces importantes pour la santé des cours d’eau.

En milieu agricole, de petits ajustements près des cours d’eau peuvent faire une réelle différence pour la qualité de l’eau et la santé des milieux aquatiques.

Maintenir une bande riveraine naturelle est une pratique essentielle pour protéger les milieux aquatiques en milieu agricole. La bande riveraine est une zone protégée et réglementée située en bordure des cours d’eau. Elle commence à l’endroit où l’eau atteint généralement le terrain lors de la crue printanière régulière, puis s’étend vers l’intérieur du champ sur une largeur de 10 à 15 mètres, selon la pente du terrain et sa hauteur par rapport à l'eau. Cela correspond environ à la longueur d’un autobus scolaire.

En milieu agricole, certaines pratiques sont permises à proximité de cette zone. La culture peut être réalisée jusqu’à 3 mètres de la limite de la bande riveraine, en incluant un mètre de terrain plat en haut de la pente.

Lorsqu’elle est en bonne santé, la bande riveraine comprend des arbres, des arbustes et des plantes herbacées naturelles. Cette végétation joue plusieurs rôles importants : elle stabilise les sols, filtre les sédiments et les contaminants avant qu’ils n’atteignent le cours d’eau et contribue à maintenir des habitats de qualité pour la faune.

Certaines pratiques simples permettent de favoriser le maintien de cette bande. Par exemple, éviter le passage de la machinerie dans cette zone aide à prévenir le compactage des sols et l’érosion. Cesser d’y faucher la végétation et conserver ou restaurer une végétation ligneuse permet également de renforcer sa capacité à filtrer l’eau et à stabiliser les berges.

La réglementation prévoit aussi certaines restrictions dans cette zone afin d’en préserver les fonctions. Il est notamment interdit d’y installer des structures ou des ouvrages, d’y déposer ou d’y entreposer des matériaux, de détruire ou de faucher la végétation, ainsi que de remblayer, creuser ou modifier le sol. Pour connaître les règles applicables à votre situation, il est recommandé de vous informer auprès de votre municipalité.

Réduire ce qui peut se rendre à l’eau, ça ne veut pas dire tout changer, mais plutôt faire quelques ajustements simples.

Par exemple, utiliser moins de fertilisants et de pesticides près des cours d’eau aide à éviter que ces produits soient entraînés vers la rivière. Il est d’ailleurs interdit d’en appliquer trop près de l’eau (à moins de 3 mètres des cours d’eau et 1 mètre des fossés).

Quand c’est possible, utiliser des alternatives comme des méthodes mécaniques ou biologiques peut être une bonne option, sans nécessairement compliquer le travail.

Le moment des interventions est aussi important : éviter d’épandre avant de fortes pluies permet de garder les produits dans le champ plutôt que de les perdre dans l’eau.

Mieux utiliser les fertilisants permet à la fois de faire des économies et de réduire les pertes.

L’idée est simple : appliquer la bonne quantité, au bon moment et au bon endroit (principe des 4B). Cela permet aux cultures d’en profiter pleinement, plutôt que de voir une partie des fertilisants partir avec la pluie.

Lorsque c’est possible, répartir les apports dans le temps aide aussi les plantes à mieux les absorber.

Varier les cultures et intégrer des espèces pérennes ou fixatrices d’azote peut également améliorer naturellement la fertilité du sol.

Enfin, il est important d’éviter les épandages dans de mauvaises conditions, comme sur un sol gelé ou enneigé, où les fertilisants risquent d’être emportés directement vers les cours d’eau.

Un sol qui reste en place, c’est bon pour les cultures… et pour l’eau.

Éviter de laisser de grandes surfaces de sol à nu permet de réduire l’érosion, surtout lors des pluies. Moins de sol qui part, c’est aussi moins de pertes pour le champ.

Réduire le travail du sol lorsque c’est possible aide à conserver sa structure et à mieux retenir l’eau.

Planter des cultures de couverture ou des engrais verts entre les cultures principales permet de protéger le sol et d’améliorer sa qualité.

Le semis direct est une autre option intéressante pour garder un sol plus stable et limiter les pertes vers les cours d’eau.

tructure du sol et à réduire les pertes de particules vers les cours d’eau, tout en améliorant la stabilité des champs à long terme.

Les activités commerciales et industrielles peuvent, elles aussi, contribuer à la qualité de l’eau grâce à des aménagements et des pratiques mieux adaptés à la proximité des cours d’eau.

Maintenir une bande riveraine naturelle est l’un des gestes les plus importants pour protéger les milieux aquatiques. La bande riveraine correspond à la zone protégée située en bordure des cours d’eau. Elle commence à la ligne des hautes eaux, c’est-à-dire à l’endroit où l’eau atteint généralement le terrain lors de la crue printanière régulière, puis s’étend vers l’intérieur du terrain. Sa largeur est de 10 mètres lorsque le terrain est plat ou en faible pente et de 15 mètres lorsque la rive est plus abrupte ou lorsque le terrain est haut par rapport à l’eau, afin d’assurer une meilleure protection du cours d’eau.

Lorsqu’elle est en bonne santé, cette bande est composée d’arbres, d’arbustes et de plantes herbacées naturelles. Cette végétation joue un rôle important : elle stabilise les sols, filtre les sédiments et les polluants, et contribue à protéger les habitats aquatiques.

Sur ces types de terrains, certains gestes simples permettent de maintenir cette bande en bon état. Par exemple, cesser de tondre la pelouse dans cette zone, conserver la végétation naturelle en place et planter des végétaux dans les zones dégarnies sont des actions faciles à mettre en œuvre et bénéfiques à long terme.

La bande riveraine est encadrée par une réglementation visant à protéger ses fonctions naturelles. Certaines interventions y sont interdites, comme installer des structures, déposer ou entreposer des matériaux, détruire ou tondre la végétation, ou encore remblayer et modifier le sol. Pour connaître les règles applicables à votre situation, il est recommandé de vous informer auprès de votre municipalité.

Réduire les apports de polluants est aussi une action importante et souvent facile à intégrer dans les opérations courantes. Entreposer les carburants, huiles et produits chimiques à l’abri et loin des cours d’eau permet d’éviter les risques de contamination. Il est interdit de rejeter des contaminants dans l’environnement, et nettoyer rapidement toute fuite contribue à limiter les impacts.

Réduire l’utilisation de sels de déglaçage et de produits chimiques lorsque possible est également bénéfique. De même, éviter de laver des équipements ou des véhicules près des drains pluviaux aide à prévenir l’acheminement direct de contaminants vers les cours d’eau.

Lors de travaux, l’installation de barrières à sédiments permet de retenir les particules. Enfin, un entretien régulier des installations septiques contribue à protéger la qualité de l’eau.

Gérer l’eau de pluie sur le terrain est une autre façon simple d’agir. L’idée est de ralentir l’écoulement de l’eau et de favoriser son infiltration dans le sol.

Par exemple, diriger l’eau vers des zones végétalisées, aménager des fossés végétalisés, des jardins de pluie, des noues, des bassins ou même des toits verts permet de mieux gérer les eaux de ruissellement.

L’ajout d’îlots végétalisés dans les stationnements peut aussi contribuer à capter l’eau. Privilégier des surfaces perméables, comme le gravier, le pavé alvéolé ou les pierres, plutôt que des surfaces imperméables comme l’asphalte ou le béton, permet également de réduire les volumes d’eau dirigés vers les cours d’eau.

Dans les milieux touristiques et récréatifs, il est possible de concilier l’usage du site et la protection des milieux aquatiques grâce à des aménagements et des pratiques adaptées.

Réduire les apports de polluants peut se faire avec des gestes simples, sans changer complètement ses habitudes.

Éviter l’utilisation de fertilisants et de pesticides près de l’eau permet de limiter les impacts sur les milieux aquatiques. Il est interdit d’en appliquer à moins de 3 mètres des cours d’eau.

Des alternatives faciles existent, comme favoriser des pelouses incluant du trèfle, qui nécessitent moins d’engrais.

Éviter de déposer des rognures de gazon, des feuilles ou du compost dans la bande riveraine aide aussi à préserver la qualité de l’eau.

Enfin, entretenir et vidanger régulièrement sa fosse septique permet de prévenir les risques de contamination.

Gérer l’eau de pluie est une façon simple d’agir pour protéger les cours d’eau. L’objectif est de ralentir l’écoulement de l’eau et de favoriser son infiltration dans le sol.

Aménager des fossés végétalisés, des jardins de pluie, des noues, des bassins ou même des toits verts permet de mieux capter et retenir l’eau sur place.

Maintenir ou créer des zones végétalisées contribue aussi à absorber l’eau et à réduire le ruissellement.

Le choix des matériaux peut également faire une différence. Privilégier des surfaces perméables, comme le gravier, le pavé alvéolé ou les pierres, plutôt que des surfaces imperméables comme l’asphalte, permet de limiter l’écoulement vers les cours d’eau.

De petits gestes au quotidien permettent aussi de protéger les espèces aquatiques.

Éviter le piétinement des berges et des habitats aquatiques aide à préserver des milieux sensibles.

Certaines espèces, comme les moules d’eau douce, vivent directement au fond de l’eau. Il est interdit de les capturer ou de les déplacer. Les contourner permet d’éviter de les écraser lors des activités.

Sensibiliser les usagers ou les clients, par exemple en affichant de l’information sur place, peut aussi contribuer à mieux protéger ces milieux.

Vous souhaitez aller plus loin et améliorer les milieux aquatiques près de chez vous?

L’OBV L’Assomption recherche des propriétaires riverains de la zone du projet intéressés à mettre en place des actions concrètes pour protéger les habitats aquatiques.

Notre équipe peut vous accompagner à chaque étape et vous proposer des solutions adaptées à votre terrain. Les propriétaires participants peuvent bénéficier d’aménagements.

Complétez ce formulaire si vous avez un intérêt à participer au projet! Un professionnel de l’OBV L’Assomption communiquera avec vous.

Un projet rendu possible grâce à des partenaires engagés

Ce projet est financé en partie par le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril du gouvernement du Canada ainsi que le programme Faune en danger de la Fondation de la faune du Québec. Il bénéficie également de l’appui financier de la MRC de Joliette et de la MRC de L’Assomption, ainsi que d’un financement provenant de l’Entente en aménagement du territoire de Lanaudière sur le maintien et la mise en valeur de la biodiversité dans la région de Lanaudière.

Fondation de la faune MRC Joliette MRC L'AssomptionEAT